| | | |

Convocation à la Section de recherches : Guy Marius Sagna dénonce une « justice sélective » et fustige des méthodes d’un autre âge

Le député Guy Marius Sagna est de nouveau dans le viseur de la justice. Dans un post publié sur Facebook ce vendredi, le parlementaire a annoncé avoir reçu une convocation émanant de la Section de recherches de la gendarmerie nationale pour une « affaire le concernant ». Mais au-delà de cette procédure judiciaire, l’activiste et élu de la majorité présidentielle y voit le symptôme d’un malaise plus profond dans le fonctionnement de l’appareil d’État. Profitant de cette nouvelle convocation, Guy Marius Sagna est monté au créneau pour dénoncer ce qu’il considère comme des dérives persistantes dans les pratiques sécuritaires et judiciaires au Sénégal. Le député a notamment évoqué la récente tentative présumée de « rapt » visant son collègue parlementaire Cheikh Bara Ndiaye devant les grilles de l’Assemblée nationale, un épisode qui avait suscité une vive polémique dans les milieux politiques. « Sous Macky Sall, nous dénoncions déjà les non-convocations, les enlèvements dans la rue et les violences inutiles exercées contre les citoyens », rappelle-t-il, dans une sortie au ton offensif. Pour le parlementaire souverainiste, le changement de régime devait marquer une rupture nette avec ces méthodes jugées humiliantes et attentatoires aux libertés individuelles. Guy Marius Sagna insiste sur la nécessité de restaurer le respect du citoyen dans les procédures judiciaires et policières. « Les citoyens doivent pouvoir recevoir des convocations à temps. La force publique ne doit pas être utilisée pour humilier les citoyens », martèle-t-il, avant d’ajouter que « la puissance de l’État doit servir à relever les Sénégalais et non à les rabaisser ». Dans la suite de sa déclaration, le député va plus loin et accuse implicitement la justice sénégalaise de faire preuve de célérité lorsqu’il s’agit des militants patriotes, tout en restant silencieuse sur certains dossiers sensibles. Il cite notamment « les assassins des martyrs », « les tortionnaires » ainsi que la question de la reddition des comptes, toujours très attendue par une partie de l’opinion publique. Fidèle à son discours panafricaniste et souverainiste, Guy Marius Sagna conclut sur une note de défi politique. « La lutte continue », lance-t-il, convaincu que « le camp souverainiste africain du Sénégal » finira par triompher dans ce bras de fer politico-judiciaire qui continue d’alimenter le débat national..

Publications similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *