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Passe d’armes à l’Assemblée : Ayib Daffé et Me Tall chargent Tafsir Thioye sur le « faux texte »

L’examen en seconde lecture du projet de loi modifiant le Code électoral a viré à la violente confrontation verbale, ce vendredi, à l’Assemblée nationale. Au cœur de la tempête : les accusations de « faux texte » brandies par le député Tafsir Thioye après la polémique née autour de deux versions du document transmis au chef de l’État.Très remonté, le président du groupe parlementaire Pastef, Mohamed Ayib Salim Daffé, a rejeté en bloc toute mise en cause de l’administration parlementaire. Dans un ton offensif, il a accusé son collègue de manipulation politique et de vouloir discréditer les institutions. « Il faut être faux pour dire que l’administration de l’Assemblée fait du faux. C’est de la manipulation, de la tartufferie », a-t-il lancé en pleine séance. Selon le président du groupe parlementaire Pastef, la question préalable soulevée par Tafsir Thioye ne repose sur aucun fondement juridique sérieux. Il estime que l’opposition cherche surtout à créer le spectacle autour d’une affaire qu’il juge purement politicienne. Le député Pastef a également dénoncé une tentative de « jeter l’administration en pâture » afin d’alimenter la polémique. Dans une ambiance électrique, il est allé encore plus loin en accusant son collègue de pratiquer un « mercenariat parlementaire », provoquant de vives réactions dans l’hémicycle. Le président de la Commission des lois, Abdoulaye Tall, est ensuite monté au créneau pour défendre la régularité de la procédure. Selon lui, les modifications évoquées découlent d’amendements introduits aussi bien en commission qu’en plénière, avant d’être validés par les députés. Me Tall a également tenu à rectifier les propos attribués au président de la République, Bassirou Diomaye Faye. D’après lui, le chef de l’État n’a jamais parlé de « faux texte », mais seulement de l’existence de « deux versions » du document transmis après le vote. Pour étayer sa défense, le président de la Commission des lois a rappelé un précédent datant de 1974 sous Léopold Sédar Senghor, lorsqu’une loi sur les fêtes légales avait nécessité une seconde lecture après amendements. « Les institutions travaillent dans la complémentarité », a-t-il soutenu, avant d’affirmer que « cette loi sera votée ».

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