| | | |

Médina : un ex-agent des Impôts fabriquait de faux cachets de l’État dans sa chambre, un vaste réseau de fraude découvert


Un ancien contractuel de la Direction générale des Impôts et des Domaines (DGID) a été arrêté après la découverte d’un atelier clandestin de fabrication de faux documents administratifs à Médina. Cachets de l’État, quitus fiscaux, attestations de régularité et documents liés aux marchés publics auraient été produits en série pour alimenter un système de fraude présumé impliquant plusieurs entreprises.


C’est une affaire aux allures de réseau organisé qui secoue l’administration fiscale sénégalaise. D’après des informations publiées par L’Observateur, les policiers du commissariat de Grand-Yoff ont procédé, mardi 7 mai 2026, à l’arrestation d’un ancien agent contractuel de la DGID, identifié sous les initiales Y. Diouf, âgé de 52 ans.
Les enquêteurs ont découvert, dans une chambre située à Médina, un véritable atelier de contrefaçon. Sur place, plusieurs équipements ont été saisis : unités centrales, imprimantes grand format, encreurs, dateurs et surtout une série de cachets imitant ceux de l’administration fiscale et d’autres structures publiques.
Selon le journal, quinze cachets contrefaits ont été récupérés, dont certains reproduisaient ceux de la Direction générale des Impôts et des Domaines. Les policiers ont également mis la main sur des centaines de faux documents administratifs : quitus fiscaux, attestations de régularité, quittances de versements bancaires, contrats de marchés publics, attestations destinées à l’Inspection du travail et à la Sécurité sociale, ainsi que plusieurs déclarations fiscales falsifiées.
Toujours selon le quotidien du groupe igfm, Y. Diouf a travaillé à la DGID entre 2004 et 2017. Cette expérience lui a permis de maîtriser les procédures internes, les signatures et les formats officiels utilisés par l’administration. Les enquêteurs soupçonnent ainsi l’existence d’un réseau bien structuré qui fournissait de faux documents à des entreprises privées afin de contourner les obligations fiscales et administratives ou faciliter l’obtention de marchés publics.
Placée sous enquête, l’affaire pourrait révéler l’ampleur d’un système de fraude ayant causé un important préjudice à l’État. Le suspect est poursuivi pour association de malfaiteurs, faux et usage de faux, contrefaçon de sceaux publics et escroquerie.

Publications similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *