Débat sur la criminalisation de l’homosexualité : des attentes persistantes face au silence législatif.

Au Sénégal, la question de l’homosexualité demeure un sujet sensible qui revient régulièrement dans le débat public. Entre considérations sociales, morales et juridiques, le thème suscite depuis plusieurs années de vives discussions au sein de l’opinion, alimentant préoccupations et prises de position diverses.

Sous le régime de l’ancien président Macky Sall, plusieurs acteurs politiques et segments de la société civile avaient appelé à un renforcement du cadre légal existant. Parmi eux, des figures de l’opposition de l’époque, dont Ousmane Sonko, avaient publiquement plaidé pour l’adoption d’une loi criminalisant explicitement l’homosexualité, faisant de cette question un sujet politique récurrent.

L’arrivée au pouvoir, en mars 2024, du président Bassirou Diomaye Faye, issu du parti Pastef, a ravivé ces attentes. La victoire du parti aux élections législatives, lui conférant une majorité parlementaire, a renforcé l’idée, chez une partie de la population, qu’une initiative législative pourrait rapidement voir le jour.

Pourtant, plusieurs mois après ces échéances électorales, aucune proposition formelle en ce sens n’a encore été inscrite à l’agenda parlementaire. Cette absence alimente interrogations et débats dans l’espace public. Certains observateurs évoquent la complexité juridique et politique d’une telle réforme, tandis que les populations soulignent la nécessité pour le gouvernement de voter cette loi criminalisant l’homosexualité.

Dans un contexte où les attentes citoyennes demeurent fortes, la question continue de polariser les discussions. Elle illustre les tensions entre engagements politiques, réalités institutionnelles et diversité des sensibilités au sein de la société sénégalaise.

TASS XIBAAR

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