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Gabon : le gouvernement frappe fort en restreignant certaines activités exercées par les étrangers dans l’économie locale

Pour soit-disant protéger les Gabonais et favoriser l’entrepreneuriat national, le gouvernement interdit aux étrangers l’exercice de plusieurs petites activités commerciales, relançant le débat sur la souveraineté économique du pays. Face à une présence étrangère jugée envahissante dans certains secteurs, le Gabon passe à l’action. La nouvelle mesure gouvernementale réserve désormais aux nationaux des activités telles que la réparation de téléphones, la coiffure de rue, l’orpaillage artisanal ou encore certaines formes de commerce en ligne. L’objectif visé par le nouveau régime, protéger les micro-entrepreneurs locaux, donner la priorité aux jeunes et aux femmes, et renforcer la souveraineté économique nationale.Les activités désormais interdites aux étrangers

1. Transferts d’argent non agréés

2. Réparation de téléphones et de petits appareils électroniques

3. Coiffure et soins esthétiques pratiqués dans la rue 4. Orpaillage artisanal non autorisé. 5. Intermédiation informelle dans l’achat de récoltes. 6. Exploitation de petits ateliers non enregistrés. 7. Exploitation de machines de jeux sans enregistrement. 8. Certaines activités de commerce en ligne et d’entrepreneuriat émergentUne mise en œuvre progressive et accompagnée. Le gouvernement prévoit une transition encadrée avec le soutien des collectivités locales. Les entrepreneurs gabonais bénéficieront de procédures simplifiées pour se formaliser, d’un appui technique et fiscal, et d’un accès facilité au financement.Réactions partagées Si les partisans applaudissent cette décision comme un moyen de protéger les petits entrepreneurs et de freiner une concurrence jugée déloyale, les critiques dénoncent une mesure pouvant frôler la xénophobie et masquer les problèmes économiques structurels du pays.Le contexte régional Cette décision s’inscrit dans une dynamique régionale. En juillet 2025, la Tanzanie avait déjà interdit à son tour aux étrangers une quinzaine d’activités commerciales, imposant des sanctions sévères en cas de non-respect. Un précédent au Gabon. En 2023, l’ex-président Ali Bongo avait injecté 9 milliards FCFA pour soutenir les Gabonais dans le commerce, l’artisanat, l’agriculture, la pêche, l’élevage, les services et la petite transformation, témoignant de la volonté de renforcer l’économie locale.

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