Majorité parlementaire : Mame Diarra Fam charge Mary Teuw Niane
La bataille autour de la majorité parlementaire se poursuit à coups de déclarations incendiaires. Après la sortie de Mary Teuw Niane sur la question, Mame Diarra Fam monte au créneau et récuse catégoriquement l’idée d’une majorité « usurpée ». Dans un message particulièrement offensif, l’ancienne députée revendique la majorité pour Pastef et invite son interlocuteur à passer des discours aux urnes.
La polémique sur la majorité parlementaire est loin de connaître son épilogue. Les sorties se multiplient et les piques fusent. Dernière en date, celle de Mame Diarra Fam, qui n’a pas mâché ses mots pour répondre à Mary Teuw Niane.
L’ancienne députée balaie d’un revers de main l’argument selon lequel la majorité parlementaire serait « usurpée ». Pour elle, les choses sont parfaitement claires : la majorité appartient à Pastef-Les Patriotes et reste sous la conduite de son président, Ousmane Sonko.
« La majorité n’est pas usurpée ! Elle appartient à Pastef-Les Patriotes ! Elle est sous le guide de son président Ousmane Sonko », martèle-t-elle.
Mais Mame Diarra Fam ne s’arrête pas là. Elle somme Mary Teuw Niane de joindre l’acte à la parole. Si ce dernier estime qu’une autre majorité peut émerger, il n’aurait, selon elle, qu’à provoquer une nouvelle confrontation électorale pour le démontrer.
« Fixez la date des élections »
Sur un ton particulièrement mordant, elle lance : « Si vous pouvez avoir une majorité, fixez la date des élections au lieu de nous saouler avec vos textes kilométriques ! »
Une manière pour la responsable politique de renvoyer le débat sur le terrain électoral, plutôt que dans les déclarations et les textes politiques.
Mame Diarra Fam s’attaque également au bilan électoral de Mary Teuw Niane. Elle estime que les ambitions affichées ne résistent pas à l’épreuve des urnes, notamment à Saint-Louis.
« Vous n’avez pas gagné à Saint-Louis. Si vous promettez à Son Excellence Bassirou Diomaye Faye une majorité, vous savez bien que vous le trompez », assène-t-elle.
Une sortie qui vient ainsi raviver la guerre des mots autour de la majorité parlementaire, dans un contexte politique où chaque camp cherche à imposer sa lecture du rapport de forces à l’Assemblée nationale.