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Mbour: l’électricien interceptait la collégienne pour abuser d’elle dans des chantiers inachevés

.Le décor est celui d’une banlieue de Mbour où la poussière des chantiers cache parfois des drames innommables. A. Camara, un électricien de 24 ans, est aujourd’hui face à son destin judiciaire. Accusé de viol suivi de grossesse sur une mineure de 14 ans, il risque 15 ans de réclusion criminelle.

Dans le quartier de Malicounda, l’innocence a pris la fuite un après-midi d’octobre 2023. M.D. Sène, une frêle collégienne de 14 ans, ne savait pas que son bourreau l’épiait. Son tort ? Emprunter chaque jour le même chemin pour se rendre en classe. Un itinéraire que A. Camara, électricien de bâtiment de son état, connaissait par cœur. Profitant de la solitude des ruelles et de la complicité silencieuse des chantiers inachevés qui essaiment la zone, le jeune homme a, selon l’accusation, méthodiquement tendu sa toile.

Le couperet du diagnostic : « Cinq mois de grossesse »

L’affaire aurait pu rester mûrée dans le silence traumatique de la victime si l’instinct maternel n’avait pas crié l’alerte. Le 3 octobre 2023, A. Sow, la mère de la jeune fille, quitte son domicile pour rendre visite à son enfant, confiée à la garde de sa grand-mère. Ce jour-là, l’œil de la mère ne trompe pas. Elle remarque une démarche lourde, une morphologie qui change, un regard qui se dérobe. Le doute s’installe, lancinant.

Le passage à la structure sanitaire locale agit comme une déflagration : l’adolescente porte en elle une vie de cinq mois. Pour la famille, c’est le déshonneur et la stupeur. Acculée par les questions et les larmes de sa mère, la petite M.D. Sène finit par lâcher le nom de celui qui a brisé ses rêves d’écolière : A. Camara.

La stratégie du prédateur

L’enquête révèle un mode opératoire glaçant. L’accusé n’agissait pas sous le coup d’une impulsion, mais selon une répétition macabre. Il interceptait la collégienne à la sortie des cours, usant de sa force ou de menaces pour l’entraîner dans l’ombre des dalles de béton et des briques nues des maisons en construction. Là, loin des regards, il abusait d’elle, avant de la renvoyer, avec pour seul bagage un secret trop lourd à porter.

À la barre, l’ambiance est lourde. L’accusé tente de nier ou de minimiser, mais les faits sont têtus, et le ventre de la victime est une preuve irréfutable. Pour le représentant du ministère public, il n’y a aucune circonstance atténuante. La vulnérabilité de la victime, son âge, et la trahison du lien de voisinage aggravent son cas.

Le procureur a requis 15 ans de réclusion criminelle.  Le verdict est mis en délibéré au

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