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Gestion de l’État : Diomaye Faye dénonce un scandale immobilier de 3 milliards dans une défunte institution

Dans un discours fort au Grand Théâtre ce vendredi 1er août, le président Bassirou Diomaye Faye a mis en lumière une grave anomalie dans la gestion des biens publics, révélée après la dissolution du HCCT et du CESE. Une erreur de gestion immobilière aurait coûté à l’État plus de 3 milliards FCFA, malgré la pleine propriété du bâtiment concerné depuis 2014.

« Le redressement a déjà commencé », a lancé le chef de l’État devant une salle comble, en référence à son Plan de Redressement Économique et Social, qui place la rationalisation de l’appareil d’État au cœur de l’action gouvernementale.

Diomaye Faye a saisi l’occasion pour justifier la suppression de deux institutions consultatives jugées budgétivores : le Haut Conseil des Collectivités Territoriales (HCCT) et le Conseil Économique, Social et Environnemental (CESE). Ces décisions, selon lui, ont déjà produit des effets concrets : « Nous avons recruté 2 000 enseignants grâce aux économies réalisées », a-t-il affirmé.

Mais le moment fort de son intervention est venu avec la révélation d’une incohérence immobilière majeure. Selon le président, l’immeuble abritant le HCCT, acquis par l’État depuis 2014, a continué à faire l’objet de paiements de loyers pendant dix ans, jusqu’en 2024. Une situation ubuesque et coûteuse que le chef de l’État a vigoureusement dénoncée :

« L’État a continué à payer des loyers pour un bien qui lui appartient. En 2024 seulement, ce gaspillage nous a coûté au moins 3 milliards FCFA », a-t-il martelé.

Et d’ajouter, non sans gravité : « Si nous n’avions pas agi, l’État aurait continué à payer ces loyers ad vitam aeternam. »

Ce dysfonctionnement, pour Diomaye Faye, symbolise les dérives structurelles qu’il entend corriger. Il y voit la justification d’un changement de paradigme dans la gestion des finances publiques, afin de renforcer la souveraineté budgétaire et d’en finir avec les « dépenses superflues ».

« Ce redressement est nécessaire. Il ne s’agit pas seulement de faire des économies, mais de restaurer la dignité de l’État et la confiance des citoyens », a conclu le président, dans une posture résolue, presque offensive.

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