Toute la vérité sur l’affaire Khadidiatou Tandia : de fausse protégée de Sonko à mise en cause pour faux et usage de faux
L’affaire Khadidiatou Tandia connaît un tournant spectaculaire avec son arrestation et son imminent déferrement au parquet. Cette femme, actuellement, d’après Kewoulo, dans la cave du tribunal de Dakar, est accusée d’avoir usé de faux documents pour tenter d’obtenir un poste stratégique au sein du Fonds d’appui à l’investissement des Sénégalais de l’Extérieur (Faise).
Un passé trouble dans le trafic de passeports
Le site rappelle que Khadidiatou Tandia n’en est pas à sa première controverse. Il y a deux ans, elle aurait été impliquée dans une affaire de trafic de passeports à l’Asepex, une affaire qui, à l’époque, n’avait pas abouti à des poursuites judiciaires. Elle aurait profité de ses relations supposées avec des figures du régime de l’Alliance pour la République (APR) pour échapper à la justice.
Une tentative d’infiltration sous le régime Diomaye-Sonko
Avec le changement de pouvoir et l’avènement du duo Diomaye-Sonko, Khadidiatou Tandia aurait tenté de s’introduire au Faise en se présentant comme une proche du nouveau régime. Elle aurait obtenu une audience avec Khoureychi Thiam, le nouveau Directeur général et lui aurait remis une lettre qu’elle affirmait être une recommandation signée par Ousmane Sonko en personne. Dans cette missive, Sonko exigerait son installation immédiate en tant que “Directrice de l’Appui à l’Investissement et aux Projets”.
Une imposture rapidement démasquée
Mais cette tentative d’imposition a éveillé des soupçons. L’information sur l’arrivée de cette femme au Faise a rapidement atteint les hautes autorités policières. Il a été rapporté qu’elle aurait même déclaré avoir refusé le poste de ministre des Affaires étrangères “pour des raisons personnelles”. Cette déclaration, jugée extravagante, a conduit le patron de la police à solliciter les services de la Division des Investigations Criminelles (DIC).Interpellée et placée en garde à vue, Khadidiatou Tandia n’a pas tardé à avouer. Elle n’était pas seule dans cette affaire. Chérif Zeynil Abidin Sy, un complice présumé, a également été arrêté. Tous deux sont poursuivis pour faux et usage de faux en écritures publiques et complicité.Vers un procès retentissant ?Après la durée légale de leur garde à vue, les deux mis en cause ont été déférés au parquet, ouvrant la voie à une probable instruction judiciaire.
Si les charges sont confirmées, cette affaire pourrait être un exemple marquant de la lutte contre les manipulations et les fraudes dans l’administration publique sous le nouveau régime.Reste à savoir quelles seront les suites judiciaires et si d’autres complices seront identifiés dans ce qui s’apparente à une tentative d’usurpation d’un poste clé au sein de l’État.
