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Nouveau plan de défense: Farba Ngom blinde ses visites a Rebeuss et évoque des raisons de santé

Entre les murs de sa cellule, l’écho des visites s’est brusquement tu. Farba Ngom, figure de proue de l’APR et député-maire des Agnams, a suspendu ses audiences carcérales. Officiellement, une santé déclinante, mais officieusement, une bataille judiciaire qui s’enlise autour de fonds nébuleux. Plongée dans les coulisses d’une détention qui fragilise le « colosse du Fouta ».

​C’est un communiqué qui a fait l’effet d’une traînée de poudre dans les places fortes de la République. Farba Ngom, l’homme dont le nom rimait jadis avec faste et influence, s’est emmuré dans un silence médical. Depuis quelques jours, l’accès à son chevet est verrouillé. Sa cellule de communication invoque des « raisons médicales et préventives ». Après onze mois de détention à Rebeuss, le corps semble lâcher là où l’esprit, lui, continue de ferrailler avec la justice.

​Selon ses proches et son équipe de défense, l’honorable député ne serait plus en mesure de supporter la rigueur du milieu carcéral. Ses médecins traitants tirent la sonnette d’alarme : le repos est devenu une nécessité vitale.

« L’état de santé de Farba Ngom n’est plus compatible avec un séjour carcéral », martèlent ses partisans, convaincus que leur mentor subit un acharnement qui dépasse le cadre du droit.

Pour rappel, en sus de cette affaire financière, une nouvelle procédure judiciaire vise Farba Ngom après la découverte de deux téléphones portables dans sa cellule au pavillon spécial de Rebeuss. Auditionné d’abord par les gendarmes puis par la Sûreté urbaine (SR), à la veille de son déferrement, le député-maire n’a pas nié les faits. Il a expliqué que le premier téléphone était dissimulé dans un pot de lait lors d’un transfert, tandis que le second lui aurait été remis par un agent pénitentiaire. Farba Ngom a toutefois contesté la procédure, refusant l’exploitation technique des appareils sans sa présence ni celle de ses avocats. Entendu à la SR, le garde pénitentiaire Serigne Abdou Aziz Guèye a confirmé en partie cette version, tout en niant avoir reçu quoi que ce soit de Farba Ngom, une version jugée incohérente par les enquêteurs. Les investigations se poursuivent dans l’attente d’une délégation judiciaire, tandis que toute poursuite contre Farba Ngom reste suspendue à la levée de son immunité parlementaire.

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