Moustapha Diakhaté charge la police, le président Diomaye et Sonko : « On m’a privé de mes lunettes et de mon traitement »
L’ancien député Moustapha Diakhaté, récemment condamné à un mois et quinze jours de prison ferme, a vidé son sac ce mardi 5 août 2025, lors d’un point de presse organisé à l’hôtel Le Relais, à Dakar. Très remonté, il a multiplié les attaques virulentes, ciblant aussi bien les autorités policières que les plus hauts sommets de l’État. Au cœur de sa diatribe, une violente charge contre le commissaire du Port, qu’il accuse de traitements inhumains lors de sa garde à vue. « C’est un voyou, un assassin », a-t-il lancé sans détour, affirmant que ce dernier lui aurait intentionnellement retiré ses lunettes pour l’empêcher de lire, et lui aurait refusé l’accès à ses médicaments contre l’asthme. « Mon fils l’a entendu dire qu’il m’a privé de mes lunettes et de mon traitement. C’est une volonté manifeste de nuire », a-t-il dénoncé, rappelant qu’il avait déjà signalé sa maladie chronique lors d’une précédente incarcération. Mais les accusations de Diakhaté ne s’arrêtent pas là. L’ancien chef de cabinet de Macky Sall s’en est aussi violemment pris au président Bassirou Diomaye Faye, le qualifiant de « faible », et à son Premier ministre Ousmane Sonko. « Sonko a raison de dire que Diomaye manque d’autorité, sinon il l’aurait déjà limogé », a-t-il affirmé, visiblement convaincu d’un déséquilibre dans la conduite du pouvoir exécutif. Dans un ton mêlant sarcasme et critique frontale, Moustapha Diakhaté s’est également moqué de la diplomatie présidentielle, notamment de la proposition du président Faye d’un terrain de golf à Donald Trump. « Il est inculte. Face à la première puissance mondiale, on parle de coopération stratégique, pas de golf ! J’espère que le terrain sera à Ndianganiao ! », a-t-il ironisé.Enfin, il a accusé Ousmane Sonko de mettre en péril l’ordre constitutionnel, en appelant, selon lui, à un transfert du pouvoir en cas de faiblesse du président. « C’est un appel à bafouer l’ordre républicain », a-t-il martelé, dénonçant ce qu’il considère comme une dérive grave au sommet de l’État.