Diamalaye : un vigile rêvait d’épouser son compagnon comme « seconde épouse », un réseau de prostitution homosexuelle mis au jour
Interpellé lors d’une patrouille, un jeune prostitué homosexuel a entraîné dans sa chute un agent de sécurité de 44 ans qui voulait officialiser leur relation. Tétanisés par les confidences troublantes des deux mis en cause, leur projet de mariage clandestin et la découverte d’un cas de VIH, le commissariat de police des Parcelles Assainies les ont placés en position de garde à vue et continuent l’enquête
Une simple patrouille de routine a débouché sur une affaire hors du commun dans le secteur de Diamalaye. D’après la publication de L’Observateur, les éléments de la Brigade de recherche du commissariat des Parcelles Assainies, ont mis la main sur un jeune homme au comportement jugé suspect, .
Tout est parti de l’attitude efféminée de M. Niang, 27 ans, domicilié à Yoff, qui a attiré l’attention des policiers en pleine ronde. Soumis à un contrôle, le jeune homme reconnaît rapidement son homosexualité et confie se rendre aux Parcelles Assainies pour retrouver son compagnon du moment.
Conduit dans les locaux des enquêteurs pour audition, le suspect finit par faire des révélations plus troublantes. Selon ses déclarations, il se livre à la prostitution homosexuelle depuis plusieurs mois. Il explique recevoir des clients contre des sommes variant entre 3 000 et 20 000 FCFA, selon les prestations demandées.
Au fil de l’interrogatoire, il livre plusieurs identités, parmi lesquelles celle de M. F. Diouf, agent de sécurité âgé de 44 ans. Le prostitué affirme qu’ils avaient l’habitude de se retrouver discrètement au centre aéré de la BCEAO pour leurs rencontres tarifées.
« Je voulais en faire ma seconde épouse »
Les policiers décident alors de remonter la piste jusqu’au quadragénaire. Interpellé à son tour, M. F. Diouf passe rapidement aux aveux. Il reconnaît entretenir une relation suivie avec le jeune homme et admet son attirance pour les hommes.
Mais contrairement à M. Niang, qui le considère comme un simple client parmi d’autres, l’agent de sécurité affirme nourrir de véritables sentiments amoureux pour le jeune prostitué. Des déclarations qui ont laissé les enquêteurs sans voix.
Selon les procès-verbaux, M. F. Diouf aurait même confié vouloir officialiser cette relation en prenant M. Niang comme « seconde épouse ». Marié et père de famille, il soutient qu’il attendait uniquement l’accord de ses parents avant de concrétiser son projet, comme le voudrait, selon lui, la tradition familiale.
Des confidences qui ont renforcé la stupeur des policiers, déjà surpris par la tournure inhabituelle de l’affaire.
Un test VIH positif et une enquête élargie
Placés en garde à vue, les deux hommes sont poursuivis pour actes contre nature. Dans la foulée, les enquêteurs ont requis des examens médicaux auprès de l’hôpital Mame Abdou Aziz Sy des Parcelles Assainies.
Les résultats des tests ont révélé que M. Niang est porteur du VIH, tandis que M. F. Diouf a été déclaré séronégatif.
Cette découverte a poussé les enquêteurs à élargir leurs investigations afin d’identifier les autres clients fréquentant le jeune prostitué. Plusieurs auditions et vérifications seraient déjà en cours pour tenter de mesurer l’ampleur réelle du réseau évoqué durant l’enquête.