Aveux, audios et réseau présumé à Keur Massar : ce que Pape Cheikh Diallo a confié aux enquêteurs
L’enquête menée par la Brigade de Recherches de la Compagnie de Keur Massar a mis au jour un réseau présumé de douze personnes soupçonnées de pratiques prohibées, dont huit seraient porteuses du VIH, selon des rapports médicaux versés au dossier. Des aveux, des audios compromettants et des déclarations croisées placent l’animateur-présentateur Pape Cheikh Diallo au cœur de cette affaire sensible, selon des informations exclusives révélées par Seneweb. L’affaire, d’une extrême gravité sanitaire et pénale, continue de livrer ses zones d’ombre. À l’issue de l’exploitation des téléphones portables saisis lors des arrestations, les enquêteurs de la gendarmerie de Keur Massar ont découvert plusieurs enregistrements audio jugés compromettants, mettant en cause notamment Pape Cheikh Diallo et le chanteur Djiby Dramé, rapportent des sources proches de l’enquête citées par Seneweb. Convoqué pour un premier interrogatoire et confronté aux éléments techniques collectés, l’animateur de télévision aurait reconnu sans détour les faits qui lui sont reprochés. Toujours selon les informations de Seneweb, il aurait déclaré aux enquêteurs :« Je le fais indépendamment de ma volonté parce que c’est une habitude chez moi. Je ne peux plus m’en départir. »Une déclaration qui a pesé lourd dans la procédure, d’autant plus que les investigations médicales indiqueraient que huit des douze mis en cause vivraient avec le VIH, renforçant ainsi la qualification pénale retenue par les enquêteurs. Interrogé sur l’identité de ses partenaires présumés, Pape Cheikh Diallo aurait toutefois refusé de livrer le moindre nom, opposant un silence total aux questions des gendarmes. En revanche, le chanteur Djiby Dramé, également entendu dans cette affaire, aurait confié aux enquêteurs avoir connaissance d’une relation entre Pape Cheikh Diallo et Doudou Lamine Dieng, présenté comme un employé du secteur bancaire, selon des sources de Seneweb. Ces déclarations croisées ont permis aux enquêteurs d’élargir le champ des investigations, dans un dossier où les aspects intimes se mêlent à une problématique de santé publique jugée préoccupante par les autorités. Au terme de la garde à vue, les douze suspects sont poursuivis pour association de malfaiteurs, actes contre nature, transmission volontaire du VIH/sida par rapports sexuels non protégés et mise en danger de la vie d’autrui. Sauf changement de dernière minute, ils devraient être présentés ce lundi au procureur de la République, Saliou Dicko, chef du parquet de Pikine-Guédiawaye.