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Drame universitaire : Abdoulaye Bâ est mort après une chute du 4e étage, la piste des brutalités policières écartée


Le voile se lève progressivement sur les circonstances du décès tragique de l’étudiant Abdoulaye Bâ. Face à la presse, le procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye a apporté des précisions sur l’état d’avancement de l’enquête. À ce stade, la thèse de violences policières exercées sur le défunt a été formellement écartée.
« Abdoulaye Bâ est décédé à la suite d’une chute du quatrième étage », a déclaré le magistrat. S’il reconnaît que des brutalités ont pu être constatées sur d’autres étudiants et même sur des motos lors des incidents, il insiste : « Au stade actuel de l’enquête, aucune brutalité n’a été exercée sur cet étudiant. »
Les confidences des camarades de chambre
Entendus par les enquêteurs, certains camarades de chambre du défunt ont affirmé n’avoir « ni été battus, ni brutalisés par les forces de défense et de sécurité ». Selon les déclarations rapportées par le procureur, un épais écran de fumée et un incendie déclarés dans la chambre rendaient impossible l’accès au couloir du pavillon.
Pris au piège et suffoquant, les étudiants n’auraient eu d’autre choix que de tenter de s’échapper par la fenêtre.
Une issue de secours scellée
Autre élément troublant : l’issue de secours du bâtiment était scellée. D’après le procureur, cette fermeture aurait été faite « sur instruction de certains responsables du Centre des Œuvres Universitaires de Dakar (Coud) ». Une décision qui aurait indirectement contribué au drame, en privant les étudiants d’une voie d’évacuation sécurisée.
Au bord de l’asphyxie, Abdoulaye Bâ et plusieurs de ses camarades ont sauté par la fenêtre. Certains ont réussi à atterrir sur leurs deux pieds, s’en sortant avec des entorses ou des fractures.
Mais le sort d’Abdoulaye Bâ a été plus cruel. « En voulant sauter, il a raté une des marches et est malheureusement tombé. Il a atterri sur le côté gauche de son corps », a précisé le procureur.
L’enquête se poursuit pour situer toutes les responsabilités dans ce drame qui continue de secouer la communauté universitaire.

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