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Blanchiment, fraude et évasion fiscale : l’empire trouble de “GAMING” et “BETTING”

Des flux financiers colossaux, des sociétés écrans, des millions transférés à l’étranger : les enquêtes de la CENTIF lèvent le voile sur un vaste système de transactions suspectes impliquant les sociétés “GAMING” et “BETTING”, toutes deux contrôlées par un certain Monsieur A. Seneweb qui dévoile l’information, souligne que depuis son ouverture en août 2023, le compte bancaire de la société « GAMING », domicilié à la Banque Sénégal, a connu une activité hors norme. D’après les investigations, plus de 1,4 milliard FCFA provenant de l’organisme « Lottery » ont transité comme paiements supposés pour des prestations numériques. Le site ajoute que deux autres virements de la société « Payment Digital », pour un total de 130 millions FCFA, ont été enregistrés comme commissions sur paiements en ligne. Mais surtout, des transferts réguliers d’un montant cumulé de 1,17 milliard FCFA ont pris la direction d’une mystérieuse société européenne, « Associated ». Le cas de « BETTING », également détenue par Monsieur A, est tout aussi troublant. Ouvert en novembre 2021, son compte a accueilli 815 millions FCFA, auxquels se sont ajoutés des flux spectaculaires de 32 milliards FCFA via huit sous-comptes liés à des activités de paris en ligne. Une partie de ces fonds, soit 776 millions FCFA, a été envoyée à « Associated » sur la base de simples factures de marketing, jugées insuffisantes pour justifier l’ampleur des transferts. La Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF) a mis en lumière un réseau opaque : Monsieur A contrôlerait plusieurs sociétés gravitant autour de ces flux, laissant planer de sérieux soupçons de conflits d’intérêts et d’abus de biens sociaux. Plus grave encore, « GAMING » et « BETTING » ne figurent dans aucun registre fiscal, ce qui fait craindre une vaste opération d’évasion fiscale. Les investigations ne s’arrêtent pas aux frontières : des cellules de renseignement financier étrangères ont confirmé que les activités réelles des sociétés diffèrent largement de celles officiellement déclarées. Et comme pour clore ce puzzle, l’arrestation d’un gérant de « BETTING » pour détournement de fonds est venue conforter les soupçons. Face à ces éléments jugés graves et concordants, la CENTIF a saisi la justice, évoquant un système organisé de blanchiment de capitaux, de fraude fiscale et d’abus de biens sociaux.

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