Scandale Sexuel à Thiès : Le « tailleur de vidéos » démasqué à Darou Salam
Un banal différend entre amants a viré au déballage public à Thiès. Ce qui semblait être une simple affaire de mœurs a conduit la Brigade régionale des stupéfiants à la découverte d’un véritable laboratoire de films pornographiques artisanaux au quartier Darou Salam.
Le quartier Darou Salam de la capitale du Rail est sous le choc. Un tailleur, identifié sous les initiales P. D. Ndao, est au cœur d’un scandale qui mêle adultère, chantage et production de contenus obscènes. L’affaire a éclaté suite à la plainte de A. S., une dame mariée et couturière de profession, qui a décidé de briser le silence pour s’extraire d’un « cycle infernal ».
Devant les enquêteurs du commissariat d’arrondissement de Thiès, elle raconte l’enfer qu’elle vit depuis plusieurs mois. Ce qui était au départ une relation extra-conjugale s’est transformé en un piège machiavélique. Le tailleur, qui avait pris soin d’installer une caméra discrète dans sa chambre, filmait leurs ébats à l’insu de sa partenaire. Pour maintenir son emprise, il n’hésitait pas à brandir ces vidéos comme une menace de chantage. Si elle refusait de continuer la relation, il enverrait les images à son mari. Pire encore, la plaignante affirme qu’à chaque rendez-vous, l’homme lui servait une boisson qui la plongeait dans une léthargie profonde, avant d’abuser d’elle à son réveil.
Perquisition et découverte du “laboratoire du vice” Saisis par ces graves accusations, les limiers de la Brigade régionale des stupéfiants de Thiès ont procédé à une perquisition au domicile du mis en cause. Ce qu’ils y ont découvert dépasse l’entendement. Loin d’être un simple amateur, le tailleur disposait d’un véritable arsenal numérique :09 disques durs externes et une clé USB remplis de fichiers, un ordinateur portable et une unité centrale servant au stockage. Une caméra miniature dissimulée L’exploitation des supports a révélé des dizaines de vidéos montrant la plaignante, mais également un nombre important de séquences obscènes impliquant d’autres femmes, identifiées par les enquêteurs.L’enquête a également pris une tournure criminelle supplémentaire. Lors de la fouille, les policiers ont mis la main sur un sachet de poudre blanche, suspectée d’être de l’amphétamine, une drogue dure de plus en plus présente dans les milieux interlopes .P.D. Ndao, le tailleur qui se rêvait réalisateur de films interdits, est désormais entre les mains de la justice. Il devra répondre de plusieurs chefs d’accusation, allant de la diffusion de données à caractère personnel au viol, en passant par la détention de drogue dure.