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Qui pour freiner les dérives verbales du député Bara Ndiaye ?

Il y a des limites que l’on pensait infranchissables dans la vie politique sénégalaise. Pourtant, le député Bara Ndiaye, élu sur la liste nationale de Pastef, semble déterminé à les repousser une à une, dans une escalade verbale qui scandalise une grande partie des Sénégalais.

Depuis son apparition sur la scène politique, Bara Ndiaye s’est forgé une réputation : celle d’un acteur politique qui prospère dans le bruit, la polémique et l’attaque personnelle.
Plutôt que de porter des idées ou défendre un programme, il semble préférer le vacarme, la sortie choc, la déclaration incendiaire, quitte à fracturer davantage l’espace public.

Aujourd’hui député, il ne s’est pas apaisé. Il a intensifié ce qui était autrefois de simples provocations verbales pour en faire un mode d’existence politique. Beaucoup de Sénégalais s’interrogent : que reste-t-il du sérieux et de la dignité qu’on attend d’un élu de la Nation ?

Là où l’indignation atteint son sommet, c’est lorsque Bara Ndiaye s’en prend directement au Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, au moment même où le pays traverse un contexte politique sensible.

Profitant d’un certain désaccord entre le Président et son Premier ministre Ousmane Sonko, le député a choisi d’alimenter le feu plutôt que d’appeler à l’apaisement.
Insultes, attaques personnelles, insinuations grossières… Pour beaucoup, il a franchi une ligne rouge en s’attaquant à la dignité de la fonction présidentielle.
Dans un pays où le respect des institutions constitue un pilier fondamental, de tels propos sont jugés inacceptables.

Le plus alarmant, c’est qu’il dispose d’une tribune quasi permanente dans certaines émissions où il s’exprime sans retenue.
Là-bas, il accuse, provoque, menace, insinue, souvent sans la moindre contradiction.
Certains animateurs, plus comédiens que journalistes, lui offrent un boulevard pour déverser ses charges verbales comme si l’Assemblée nationale était un théâtre et non une institution républicaine.

Il est temps de rappeler un principe simple : L’immunité parlementaire protège la fonction, pas les dérives. Elle n’autorise ni les attaques personnelles gratuites, ni le mépris envers les institutions, encore moins l’irrespect envers le Président de tous les Sénégalais.

La dignité du poste de Président de la République est sacrée. Elle ne peut être traînée dans la boue sans qu’une réponse institutionnelle ferme ne soit envisagée.

Le pays traverse des défis majeurs : économiques, sociaux, financiers. Pendant ce temps, au lieu de contribuer au débat national, un député occupe l’espace public pour y semer la division, la provocation et la confusion.

Il est donc légitime, pour nombre de citoyens, d’appeler le procureur de la République à se saisir de ce dossier. Non pas pour étouffer la critique mais pour stopper une dynamique qui menace le respect des institutions et la cohésion du pays.

Le Sénégal ne peut pas se permettre que l’espace public devienne une scène de spectacle où des voix irresponsables se transforment en danger pour la stabilité du pays.
Il est temps que la République rappelle ses règles, que la justice joue son rôle et que ceux qui franchissent les limites en répondent.

Une démocratie forte ne se construit pas dans le vacarme, mais dans le respect, la responsabilité et la dignité des institutions.

TASS XIBAAR

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