Chantage aux vidéos intimes au Point E : trahie par sa cousine, une jeune mariée prise au piège
Le vernis tranquille du Point E s’est brutalement fissuré avec la révélation d’une affaire de chantage aux vidéos intimes, aussi sordide que déroutante. Au cœur de ce dossier, une jeune mariée, victime d’une machination mêlant lea réseaux sociaux, d”extorsion et de trahison familiale.
F.K., récemment mariée et jusque-là sans histoires, voit son quotidien basculer lorsqu’un inconnu la contacte. À l’autre bout du fil, un maître chanteur sûr de son fait. Il lui balance crûment des vidéos intimes la montrant avec son époux. Sonnée et complètement bouleversée, la jeune mariée ne reprend pas ses esprits, qu’elle reçoit un coup de fil de l’inconnu qui formule ses exigences lourdes et humiliantes, des faveurs sexuelles d’abord, puis de l’argent. En cas de refus, sa menace est claire, il fera diffuser ses images sur les réseaux sociaux, avec toutes les conséquences sociales et familiales que cela implique. Toujours sous le choc, F.K tente d’abord d’apaiser la situation. En vain. Les pressions s’intensifient, accompagnées d’envois répétés de séquences vidéo agrémentées de stickers pornographiques, comme pour mieux accentuer l’humiliation et la peur. Dos au mur, F.K. se résout à saisir les limiers du commissariat d’arrondissement du Point E. Un dispositif discret est aussitôt mis en place. La victime accepte un rendez-vous fixé au rond-point Mame Abdou Aziz. Le maître chanteur, persuadé d’avoir gagné la partie, s’y présente sans méfiance. Il est aussitôt interpellé par des policiers en civil. Le maître chanteur, identifié comme Jules F. Gomis, étudiant domicilié à Wakhinane-Nimzatt, est placé en garde à vue. Mais l’enquête réserve un rebondissement de taille. L’exploitation du téléphone du suspect révèle l’origine des vidéos. Contre toute attente, elles ne proviennent pas d’un piratage sophistiqué, mais d’une source intime et proche : Mami Diallo, amie de la victime et surtout sa cousine. Confrontée aux éléments accablants, la jeune femme passe aux aveux. Profitant d’un moment d’inattention au cours d’une rencontre familiale, elle aurait subtilisé les vidéos sur le téléphone de F.K., avant de les transmettre à Jules F. Gomis. Les deux complices ont été déférés devant le procureur de la République le 29 décembre 2025. Au-delà des poursuites judiciaires, cette affaire met crûment en lumière les dangers liés à la conservation et au partage de contenus intimes, mais aussi les dérives facilitées par les réseaux sociaux.