Audience en référé sur l’élection du maire de Dakar : le sort de Barth fixé à midi
L’affaire opposant Barthélémy Dias au préfet de Dakar, relative à l’organisation d’un conseil municipal extraordinaire pour l’élection du nouveau maire de la capitale, était hier devant le juge des référés.
Me Kébé, avocat du préfet, a rappelé les principes qui encadrent cette procédure : « Nous sommes en matière de référé. Deux principes le gouvernent : l’urgence et le doute sérieux quant à la légalité. Le juge ne peut en aucun cas se prononcer sur le fond. En l’espèce, une décision de la cour d’appel a rejeté leur recours et donné raison au préfet. Par conséquent, je considère qu’il n’existe pas de doute sérieux quant à la validité de l’acte pouvant justifier sa suspension. » Il a ainsi invité le juge à rejeter la requête de l’ancien maire.
Même son de cloche du côté du parquet. L’avocat général a soutenu qu’« aucune urgence n’est caractérisée et qu’il n’existe aucun doute sur la légalité de l’acte pris par le préfet ». Selon lui, la tenue de la session ne saurait causer un préjudice irréversible : « Même si le conseil extraordinaire se tient, Barth sera rétabli dans ses droits si le juge lui donne raison le 18. »
Prenant le contre-pied de la défense de Barthélémy Dias, le représentant du ministère public a insisté : « Il n’y a pas de doute sérieux quant à la légalité de l’acte du préfet. Barth est un conseiller municipal, et dès lors qu’on perd cette qualité, on perd automatiquement le statut de maire. »
Le juge des référés a mis son délibéré à 12 heures.