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Publicité de Patrimoine: l’Exécutif propose d’étendre l’obligation au Premier ministre et au Président de l’Assemblée nationale. PASTEF approuve le principe, mais conteste la méthode


À l’Assemblée nationale, la réforme de la déclaration de patrimoine s’invite dans un débat à la fois juridique et politique. Réunis en commission ce mercredi 12 août 2026, les députés examinent plusieurs textes, dont une proposition relative à la déclaration de patrimoine. Au centre des discussions : la modification de l’article 37 de la Constitution proposée par l’Exécutif.
L’amendement vise à préciser que l’obligation de déclaration de patrimoine s’appliquerait également au Premier ministre et au Président de l’Assemblée nationale. Une disposition qui concerne directement Ousmane Sonko, actuel président de l’Hémicycle.
PASTEF dit oui à la transparence
Sur le principe, la majorité parlementaire ne ferme pas la porte. Le député de PASTEF Amadou Ba a annoncé que les élus de la majorité soutiendraient en plénière la déclaration et la publication du patrimoine du Président de la République, du Premier ministre et du Président de l’Assemblée nationale, aussi bien à leur entrée qu’à la cessation de leurs fonctions.
Une position politiquement significative : PASTEF ne semble donc pas vouloir soustraire son propre président de l’Assemblée nationale à l’exigence de transparence.
Amadou Ba plaide même pour une adoption rapide du texte. Selon lui, l’éventualité d’un référendum ne devrait pas retarder la réforme, alors qu’une telle consultation pourrait coûter environ 10 milliards de FCFA.
Guy Marius Sagna conteste la voie choisie
Mais l’accord sur le principe ne signifie pas unanimité sur la méthode. Le député Guy Marius Sagna, également membre de PASTEF, émet de sérieuses réserves sur l’amendement gouvernemental.
Son objection est d’ordre constitutionnel. Il relève que l’article 37 figure dans le Titre III de la Constitution, consacré au Président de la République. Dès lors, il s’interroge sur la pertinence juridique d’y intégrer des dispositions concernant le Premier ministre et le Président de l’Assemblée nationale.
L’élu dénonce même une démarche relevant, selon lui, de la « petite politique politicienne ».

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