| | | | |

Ousmane Sonko appelle au boycott de la TFM et dénonce une presse « hostile »

Lors de l’installation du Conseil national de son parti Pastef, ce mercredi, le Premier ministre Ousmane Sonko a vivement critiqué une partie des médias, notamment la Télévision Futurs Médias (TFM), sans la nommer directement. Dans un discours au ton offensif, il a exhorté ses partisans à boycotter les médias qu’il estime « hostiles » à son parti et à l’action gouvernementale.

« La presse n’a aucun pouvoir, sinon nous ne serions pas au pouvoir aujourd’hui. Ils ont tout fait pour nous détruire », a-t-il lancé, sous les acclamations de ses partisans. S’adressant à la foule avec une détermination assumée, il a ajouté : « Je vais les combattre avec fougue, tout comme ils nous combattent. »

Dans sa ligne de mire : la TFM, accusée d’accorder du temps d’antenne à des chroniqueurs critiques envers Pastef. « Que les militants boycottent cette télévision où des chroniqueurs passent leur temps à nous insulter », a-t-il déclaré, galvanisant davantage son auditoire.

Ousmane Sonko a également relativisé l’impact des médias traditionnels, qu’il considère en perte d’influence face aux réseaux sociaux. « Les jeunes sur les réseaux font beaucoup plus que les médias », a-t-il estimé. Il a toutefois précisé que ses critiques ne visaient pas l’ensemble de la presse, mais uniquement certains organes qu’il considère comme systématiquement hostiles à son gouvernement.

Cette nouvelle sortie du chef du gouvernement s’inscrit dans un bras de fer de plus en plus tendu entre le pouvoir et une partie du paysage médiatique national.

Publications similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *